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ALBUM · CLASSIQUE · DECCA MUSIC GROUP LTD.

Sibelius: Complete Symphonies

Bit depth
24-bit
Sample rate
96.0 kHz
Duration
4:24:52
In library
1 / 30
Qobuzissime — Qobuz, 2022
Credits: Oslo Philharmonic Orchestra (main-artist, orchestra) , Klaus Mäkelä (main-artist, conductor)

Tracklist 1 tracks

#TitleFlagsLength
01 I. Andante, ma non troppo - Allegro energico 11:49

Notes & files

En avril 2021, Decca annonçait la signature d’un contrat avec le nouveau jeune loup de la direction d’orchestre, Klaus Mäkelä (né en 1996), peu de temps après sa nomination par l’Orchestre de Paris comme conseiller musical pour deux années puis directeur musical à partir de septembre 2022. Le label anglais signait pour la première fois depuis plusieurs décennies un chef d’orchestre, en l’occurrence un nouvel exemple de cette désormais longue et assez exceptionnelle lignée de disciples de Jorma Panula, figure incontournable de l’Académie Sibelius à Helsinki. Ensuite, entrer sur la scène discographique avec une intégrale des sept Symphonies de Sibelius reste une initiative audacieuse : chaque œuvre du cycle, particulièrement complexe, offre une singularité propre.

Sur le plan discographique, on n’associe pas forcément l’Orchestre philharmonique d’Oslo à l’œuvre orchestrale de Sibelius : peu d’enregistrements ont été réalisés avec cette institution norvégienne en dehors des quatre symphonies (No. 1, 2, 3 & 5) gravées avec Mariss Jansons pour EMI au début des années 1990, qui pâtissaient d’une prise de son très réverbérée. Cela ne sera pas le cas de cette intégrale Decca : les équipes techniques ont réalisé un remarquable travail de captation. L’auditeur percevra tout de l’écriture orchestrale de Sibelius, de la profondeur des textures notamment, d’autant que Klaus Mäkelä soigne avec maestria les équilibres (Symphonie No. 1), les nombreux échanges polyphoniques, au fil de visions aux tempos modérés. Ici, il n’y a pas de contrastes éruptifs, ni de ruptures explosives. Le geste de Klaus Mäkelä est tranquille, d’une imperturbable sérénité. Peu sensible au bouillonnement rythmique du compositeur, le chef phrase les amples lignes avec une majesté impressionnante (finale de la Troisième Symphonie). Klaus Mäkelä n’exacerbe pas les contrastes entre les blocs orchestraux ; avec un respect notable de la nature soyeuse de l’orchestre norvégien, il tente toujours la fusion, favorisant la continuité sonore entre les pupitres. Même la Symphonie No. 4, composée au cours de la période la plus sombre de Sibelius, est, sous la direction de Klaus Mäkelä, essentiellement lumineuse, très loin des cataclysmes effrayants d’Ernest Ansermet (Decca, 1963) ou Sir Thomas Beecham (BBC Legends, en concert, 1954).

Tout au long des sept symphonies, ce Sibelius marqué par une volonté générale d’euphonie se distingue, incontestablement, par la cohérence de sa vision et la somptuosité de la réalisation. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz

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Livret Numérique
xx0wiwyeb3kvc_149043.pdf
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