MONITOR
ALBUM · ALTERNATIF ET INDÉ · TAYLOR SWIFT

folklore (deluxe version - explicit)

Bit depth
24-bit
Sample rate
44.1 kHz
Duration
1:06:58
In library
1 / 17
Credits: Taylor Swift (main-artist)

Tracklist 1 tracks

#TitleFlagsLength
04 exile Lyrics 4:45

Notes & files

Jamais superflu de rappeler qu’avant de devenir une pop star plaquée or, Taylor Swift a musicalement grandi dans les eaux country de Nashville. Évidemment, le folklore de Music City semble désormais bien loin pour la chanteuse aujourd’hui trentenaire. Taylor Swift n’a pourtant jamais cessé de tremper sa plume dans le même encrier que ses cow-girls aînées, maîtrisant à la perfection romances, peines de cœur, introspections, commentaires sociopolitiques ou expériences personnelles, comme lorsqu’elle évoquait le cancer de sa mère sur Soon You'll Get Better… Confinement oblige, c’est avec des moyens réduits et un casting resserré qu’elle a conçu ce Folklore paru au cœur de l’été 2020. Tant mieux. Première surprise : Aaron Dessner à la production. En enrôlant le guitariste de The National, qu’elle considère comme l’une de ses idoles, la chanteuse opte pour un musicien aux goûts sûrs et booste sa crédibilité auprès d’un public plus indie. Elle enfonce le clou avec Exile, unique duo de l’album avec Justin ‘Bon Iver’ Vernon, proche de Dessner avec qui il a formé Big Red Machine.

Tout est là pour un album surprenant voire atypique qui ne sonne jamais comme un calcul ne visant qu’à draguer les hipsters. Et il l’est, atypique ! Sans bangers pop ni énième punchline visant Kanye West, dépourvu de beats bodybuildés et porté par une instrumentation sobre (piano, guitare acoustique, mellotron, mandoline, slide…), Folklore est un contre-pied parfait, entre néo-folk soyeux et rock rêveur. Comme si la star s’était retirée pour cogiter dans une cabane perdue dans la forêt, comme le fit Bon Iver à ses débuts… En mettant ainsi son art à nu et en le délestant de ses habituelles enluminures calibrées pour les charts, Taylor Swift lui donne davantage d’épaisseur. Flagrant sur le tubesque August, qui n’aurait jamais résonné aussi puissamment s’il avait été produit par un Max Martin… Sur les réseaux sociaux, l’Américaine a écrit : « Avant cette année, j’aurais probablement trop réfléchi au moment parfait pour sortir cette musique, mais l’époque dans laquelle nous vivons ne cesse de me rappeler que rien n’est garanti. Mon instinct me dit que si vous faites quelque chose que vous aimez, vous devez simplement le mettre au monde. » Une sage décision pour un beau disque de pop adulte. © Marc Zisman/Qobuz

Nothing playing
0:00 0:00