MONITOR
ALBUM · JAZZ · VERVE

Getz/Gilberto

Bit depth
24-bit
Sample rate
192.0 kHz
Duration
1:11:59
In library
1 / 18
Discothèque Idéale Qobuz — Qobuz, 2014
Credits: Stan Getz (main-artist) , João Gilberto (main-artist)

Tracklist 1 tracks

#TitleFlagsLength
01 The Girl From Ipanema Lyrics 5:20

Notes & files

En mars 1964, Verve publie ce chef-d’œuvre cosigné par Stan Getz et João Gilberto. Popularisant la bossa-nova aux quatre coins du monde et relançant la carrière du saxophoniste américain, le disque reste encore aujourd’hui le sommet de la fusion entre jazz et musique brésilienne. En 1962, Getz, qui compte parmi les plus grands sax ténors de sa génération, a déjà 35 ans, une quarantaine d’albums à son actif et un palmarès rutilant. Pourtant, son âge d’or semble s’éloigner à petits pas. Le 13 février, il ne le sait pas encore, mais il passe la journée à enregistrer le disque qui changera le cours de sa carrière et secouera la planète jazz comme jamais. Cosigné avec le guitariste Charlie Byrd, Jazz Samba atterrit dans les bacs dès le mois d’avril, plafonne au sommet des charts pop en septembre et incite de nombreux jazzmen, parmi lesquels Sonny Rollins et Coleman Hawkins, à mettre eux aussi le doigt dans cet engrenage de fusion entre jazz et musiques brésiliennes, bossa-nova et samba en tête.

Mais le vrai rêve humide du producteur de chez Verve, Creed Taylor, est de réunir sur un même album Stan Getz et João Gilberto, l’un des pères de la bossa-nova. Une union consommée les 18 et 19 mars 1963 dans les studios A&R Recording Inc. de New York. Phil Ramone, patron des lieux, est l’ingénieur du son de la séance, Taylor conservant sa casquette de producteur. Côté rythmique, le compositeur Antonio Carlos Jobim est au piano, Milton Banana à la batterie et Sebastião Neto à la contrebasse, même si Tommy Williams, habituel bassiste de Getz, est crédité sur la pochette. La cerise sur le gâteau est la voix d’Astrud Gilberto, présente sur les tubesques Girl From Ipanema et Corcovado. Comme celui de son mari João, son organe est d’une douceur envoûtante, proche du chuchotement. Tout ici est minimalisme, épure et espace… Creed Taylor racontera que Getz et Jobim étaient deux musiciens plutôt faciles, sans ego démesurés. Pour lui, le problème venait principalement de Gilberto. « C’était l’enfer de le faire venir en studio. Il restait cloîtré dans sa chambre d’hôtel. Je crois qu’il était un peu agoraphobe, qu’il y avait trop de monde pour lui et qu’il avait peur de nous rejoindre. Il faut remercier Monica, la femme de Stan, de l’avoir quasiment physiquement sorti de sa chambre pour l’amener en studio ! Une fois sur place, il s’asseyait et jouait. » Des dissensions qui ne s’entendent pas vraiment sur l’album et qui n’empêcheront pas ce Getz/Gilberto de devenir l’un des disques de jazz les plus vendus au monde. © Marc Zisman/Qobuz

Nothing playing
0:00 0:00