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ALBUM · METAL · RCA RECORDS LABEL

10,000 Days

Bit depth
24-bit
Sample rate
96.0 kHz
Duration
1:15:42
In library
1 / 11
Credits: TOOL (main-artist)

Tracklist 1 tracks

#TitleFlagsLength
05 The Pot Lyrics 6:21

Notes & files

Cela deviendra la marque de fabrique de Tool : c’est lorsqu’on a fini d’espérer qu’il daigne sortir un album et raviver les passions. Tout autre serait tombé dans l’oubli et serait condamné à des retours de plus confidentiels, mais pas le groupe de Maynard James Keenan, Adam Jones, Danny Carey et Justin Chancellor. Pourtant, après le succès de l’autre groupe majeur du chanteur, A Perfect Circle (sans oublier qu’il s’était en outre lancé dans le projet Puscifer), un retour de Tool devenait presque illusoire. Et quand bien même, il était impensable qu’il puisse atteindre les mêmes sommets que ses deux précédentes productions. Non seulement 10 000 Days ne fut pas boudé à sa sortie, mais il se classa même en tête des charts aux États-Unis et réalisa un score remarquable dans de nombreux pays. Preuve que ce quatrième opus était rien de moins qu’une nouvelle œuvre majeure à ajouter au palmarès bien rempli de Tool.

Seuls ceux qui n’ont jamais écouté les albums du groupe avec toute l’attention qu’ils réclament continuent à clamer trop haut et trop fort que « Tool sonne toujours pareil ». Les autres ne sont pas forcément d’accord entre eux sur les mérites de tel ou tel album, mais ils s’entendent pour reconnaître que 10 000 Days est non seulement très différent, mais qu’il présente une nouvelle facette du groupe. Inspiré par les trois années de souffrance et d’agonie de la mère de Keenan, ainsi que d’autres tragédies qui ont frappé les musiciens, cet album explore les tréfonds de l’âme humaine lors de sa confrontation à la douleur mentale ou physique. Cela passait pour une plaisanterie de Jones, mais la « lacrimologie » prônée dès Undertow, prend ici tout son sens. Cette fois, on fera fi des performances techniques, pourtant une nouvelle fois remarquables, pour se laisser submerger par des torrents d’émotions aussi diverses qu’intenses. Rien qu’avec cet album d’une incomparable majesté, il y avait largement de quoi patienter treize ans jusqu’à l’arrivée de son successeur. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz

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