MONITOR
ALBUM · MUSIQUES DU MONDE · WORLD CIRCUIT

Buena Vista Social Club

Bit depth
16-bit
Sample rate
44.1 kHz
Duration
1:00:00
In library
1 / 14
Discothèque Idéale Qobuz — Qobuz, 2011
Credits: Buena Vista Social Club (main-artist)

Tracklist 1 tracks

#TitleFlagsLength
01 Chan Chan Lyrics 4:18

Notes & files

Le Buena Vista Social Club, le plus gros carton des musiques du monde, a mis la plus ancienne forme de musique afro-cubaine, le son, dans les oreilles des mélomanes de la planète. Et pourtant, il a bien failli ne jamais exister. L'enregistrement de ce disque (qui s’est vendu à plus de 8 millions d'exemplaires à travers le monde) au studio Egrem de La Havane en 1996 a été organisé au dernier moment, en remplacement d’une autre session. Initialement, il était prévu de réunir, autour de quelques micros, des musiciens cubains et des Maliens, mais ces derniers n’ont pas obtenu leurs visas. Nick Gold, fondateur du label anglais World Circuit, Ry Cooder, célèbre producteur et guitariste américain, et Juan de Marcos González, chef d’orchestre de l’Afro Cuban All Stars, qui venait de mettre en boîte leur premier album d’hommage aux big bands cubains des années 50, ont alors pris une des décisions plus judicieuses de leur carrière.


Aux côtés des meilleurs instrumentistes cubains, dont le bassiste Orlando 'Cachaíto' López, le trompettiste Manuel 'Guajiro' Mirabal, ou Barbarito Torres, expert du laúd, petit luth cubain, quelques chanteurs vétérans sont tirés de leur retraite pour enregistrer quelques classiques du son cubain. Compay Segundo (89 ans), Pio Leiva (80 ans), Ibrahim Ferrer (69 ans), Omara Portuondo (66 ans) et Eliades Ochoa (50 ans) se retrouvent autour du piano de Ruben Gonzalez (78 ans), qui enregistre également un album durant ces deux semaines prolifiques.


Baptisé Buena Vista Social Club, en référence à un célèbre club de La Havane où les musiciens traditionnels se réunissaient avant les années 1930, l’album sort en 1997 de façon plutôt discrète. Peu à peu, des chroniques superlatives et un bouche-à-oreille bienveillant attirent l’attention du grand public, que le Grammy Award, décroché la même année, élargit encore. L’alchimie entre les voix patinées et fruitées comme du vieux rhum, le tact virtuose des musiciens et la saveur toujours fraîche de ces vieux succès oubliés fonctionnent à merveille. L’authenticité est criante et la joie partagée de ces ancêtres pleins de malice et de talent est des plus communicatives.


En 1998, la formation originale du BVSC donne trois concerts, deux à Amsterdam et un au Carnegie Hall à New York. Lors de ces prestations triomphales, le cinéaste et ami de Ry Cooder Wim Wenders est derrière la caméra. Il l’est également lors des sessions d’enregistrement à Cuba du premier album solo d’Ibrahim Ferrer, ce qui lui donne la matière principale pour le film Buena Vista Social Club. Sorti en 1999 ce documentaire accroît l’aura légendaire de ce groupe éphémère.


Pour la plupart de ces artistes, c’est le point de départ de carrières internationales mais de courte durée. Compay Segundo et Ruben Gonzalez sont décédés en 2003, Ibrahim Ferrer a disparu en 2005 et Orlando 'Cachaíto' López est mort en 2009. Une partie des membres du groupe originel a continué à tourner à travers le monde sous le nom Orquesta Buena Vista Social Club. En octobre 2015, après la détente des relations entre Cuba et les Etats-Unis, ils sont les premiers musiciens cubains à être accueillis à la Maison Blanche, preuve de l'importance culturelle de ce disque devenu légendaire. © Benjamin Minimum/Qobuz

Nothing playing
0:00 0:00