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ALBUM · ROCK · PARLOPHONE UK

1. Outside (The Nathan Adler Diaries: A Hyper Cycle)

Bit depth
16-bit
Sample rate
44.1 kHz
Duration
1:14:52
In library
19 / 19
Credits: David Bowie (main-artist)

Tracklist 19 tracks

#TitleFlagsLength
01 Leon Take Us Outside Lyrics 1:25
02 Outside Lyrics 4:05
03 The Hearts Filthy Lesson Lyrics 4:58
04 A Small Plot of Land Lyrics 6:35
05 Segue - Baby Grace (A Horrid Cassette) Lyrics 1:40
06 Hallo Spaceboy Lyrics 5:15
07 The Motel 6:51
08 I Have Not Been to Oxford Town Lyrics 3:49
09 No Control Lyrics 4:33
10 Segue - Algeria Touchshriek Lyrics 2:04
11 The Voyeur of Utter Destruction (As Beauty) Lyrics 4:21
12 Segue - Ramona A. Stone / I Am with Name Lyrics 4:01
13 Wishful Beginnings Lyrics 5:09
14 We Prick You Lyrics 4:36
15 Segue - Nathan Adler Lyrics 1:01
16 I'm Deranged Lyrics 4:31
17 Thru' These Architects Eyes Lyrics 4:22
18 Segue - Nathan Adler Lyrics 0:29
19 Strangers When We Meet 5:07

Notes & files

Après l’inégal Black Tie White Noise , David Bowie est convaincu de revenir à l’expérimentation et la subversion des codes de la pop music. Il rappelle Nile Rodgers et Brian Eno. Le projet fut baptisé Outside  en hommage aux artistes de l’ « Outsider art » pratiqué par les malades mentaux dans un but thérapeutique. Bowie et Eno en visite dans un hôpital psychiatrique auprès de ces « outsiders » découvrirent l’aspect revêtu par la virtuosité et la technique face à la puissance de l’informe. Cette visite irriguera les sessions de l’album. L’équipe regroupe le pianiste Mike Garson, le guitariste Carlos Alomar (12 années au service de Bowie) et Reeves Gabrels, tous musiciens compétents musicalement et capables de s’adapter à l’imprévu. Durant les trente-cinq heures d’enregistrement dans un climat d’improvisation constant, Brian Eno réutilisa son tarot des Stratégies Obliques (pour « débloquer les impasses créatives ») auquel il rajouta des cartes avec des ordres transgressifs auxquels les musiciens sont censés obéir sans connaître la carte de leurs collègues. Chaque chanson d’ Outside  représente une partie du thème de l’album : une nouvelle tarabiscotée de Bowie: Le Journal de Nathan Adler. Autour d’un détective chargé d’élucider le meurtre immonde d’une adolescente au musée d’Oxford Town,  gravitent des personnages rocambolesques : trafiquante de drogue adepte du chaos total, « Outsider », revendeur d’empreintes ADN et de « drogues », minotaure et informateur. Les textes sont fractionnés et recomposés selon système du « cut up » déjà utilisé lors de Diamond Dogs  et des albums LowHeroes  et Lodgers. David Bowie privilégia les sons plus que le sens afin de coller à l’ambiance de chaos qu’il voulait insuffler à l’album. Outside - à l’origine triple album - dispose d’un son très impressionnant : une rythmique véloce et vigoureuse, des arrangements spacieux, et des sons étranges, oniriques. Le pianiste Mike Garson illumine toutes les compositions d’arabesques mêlant le jazz le plus déstructuré à la musique classique.

« The Heart’s Filthy Lesson » est un étrange choix de singles avec environnement « techno » où les cavalcades de Mike Garson passent d’un solo débridé à des accents romantiques. L’improvisation est à son comble sur « Small Plot Of Land » qui évolue entre un tempo organique jazz funk et des sonorités proches des musiques contemporaines. Les rythmiques sont plus « techno » sur le titre industriel de l’album « Hallo Spaceboy » on retrouve les attaques sonores d’un Nine Inch Nails soutenu par un riff tonitruant de Reeves Gabrels. La véritable perle de Outside  est l’impressionnant « The Motel ». L’orchestre se surpasse et David Bowie livre un chant des plus affirmés calé sur le style « crooner » de Scott Walker. Sur l’ambient « Wishful Beginnings  », David Bowie accentue ses inflexions de « chanteur de charme ». Sa voix contrastant avec la musique flottante de Brian Eno donne à « Wishful Beginnings » un charme mystérieux. Le rock (bien que malmené par les fameux « treatments » de Brian Eno) est présent sur des titres comme le funky « We Prick You » et le vibrant « These Architect Eyes ». « I Have Not Been To Oxford Town » et « Strangers When We Meet » où Carlos Alomar, vieux compagnon, brille de funkitude sont les morceaux les plus pop du disque. Enfin le mélodieux « I’m Deranged » est une tentative réussie, sur une trame électronique de jumeler  un rythme de jungle avec des volutes de jazz. L’intensité dramatique de ce morceau lui vaudra d’être choisi pour la bande originale de Lost Highway  de David Lynch. Outside,, malgré ses grandes qualités, n’aura qu’un succès modéré se classant à la 20ème place des classements anglais. Cependant, il aura permis à David Bowie, après dix ans de déclin, de renouer avec les méthodes expérimentales qui lui avaient si bien réussi dans les années 70.

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